Tbilissi n'a jamais été une ville d'une seule foi. Géorgiens, Arméniens, Azerbaïdjanais, Juifs et d'autres y ont bâti leurs sanctuaires à quelques rues les uns des autres, et l'église apostolique arménienne dite Karmir Avetaran appartient à cette géographie religieuse serrée. La communauté arménienne a longtemps tenu une place dans la vie commerciale, artistique et civique de la ville, et ses églises comptent parmi les édifices qui en gardent la trace. Le film aborde l'église pour ce qu'elle est : le vocabulaire architectural propre à la tradition arménienne, la forme du sanctuaire, les croix de pierre sculptées et les inscriptions, une liturgie chantée en arménien qui se distingue à l'oreille du rite orthodoxe géorgien célébré tout près. Il la replace aussi dans son quartier, parmi les maisons, les cours et les balcons du vieux Tbilissi. Plutôt qu'une chronologie, le programme observe un lieu de culte encore vivant et ce qu'il dit d'une ville plurielle.