Andros ferme les Cyclades au nord, assez près de l'Attique pour avoir conservé un lien constant avec le continent, assez verte pour déconcerter qui attend une mer Égée aride. Sources et ruisseaux y descendent des vallées bâties en terrasses de pierre sèche, et un ancien réseau de chemins dallés relie villages, moulins à eau et chapelles à travers l'intérieur. L'autre visage de l'île est maritime. Les familles d'Andros ont constitué de grandes flottes marchandes, et leurs fortunes sont revenues au pays sous forme de demeures néoclassiques, d'écoles dotées et de musées, donnant à la Chora une urbanité rare pour une île de cette taille. Pigeonniers, clôtures de dalles dressées et tours ponctuent la campagne. Le film navigue entre les deux Andros : le paysage de marche - eau, terrasses, pierre - filmé au fil des saisons, et l'héritage bâti des armateurs le long de la Chora, sur son promontoire cerné de mer.