L'Hérodion ne se confond avec rien : un cône lisse, presque artificiel, dressé au-dessus des collines en terrasses au sud-est de Bethléem, conçu pour être vu de loin et pour dominer la lisière du désert. Hérode le Grand y fit bâtir un palais doublé d'une forteresse — enceinte circulaire, tours saillantes, thermes, citernes et appartements —, complété au pied de la colline par un ensemble bas doté de bassins et de jardins alimentés par une longue adduction. C'est l'une des expressions les plus nettes de l'ambition hérodienne : l'architecture comme démonstration de maîtrise sur le paysage et sur l'eau. Le site porte aussi des couches plus tardives, notamment des galeries percées à travers la colline par les insurgés d'une révolte juive postérieure contre Rome, et les campagnes de fouilles conduites par l'archéologue Ehud Netzer, qui a identifié sur le versant un tombeau monumental et soutenu qu'il s'agissait de celui d'Hérode — attribution discutée depuis. Le film tire parti de la géométrie du site par les vues aériennes, et de ses intérieurs par la descente dans les citernes voûtées et les passages creusés sous le sommet.