Le mont Arbel offre l'un des reliefs les plus abrupts de Galilée : une falaise qui plonge d'un seul mouvement vers la plaine de Ginossar et l'angle nord-ouest du lac de Tibériade. Du sommet, la vue embrasse tout le lac, les collines du Golan au-delà et, par temps clair, la ligne neigeuse du mont Hermon très au nord — un panorama qui a fait d'Arbel un incontournable de la photographie galiléenne. La paroi elle-même abrite un réseau de grottes, aménagées au fil du temps en refuge fortifié avec murs construits, citernes et passages creusés dans le rocher, que l'on atteint aujourd'hui par une descente raide balisée, équipée de prises scellées dans la pierre. Sur le plateau subsistent les vestiges d'un village juif antique et de sa synagogue. Le film tient ces trois fils : la géologie et les rapaces portés par les ascendances de la falaise, l'occupation humaine d'un paysage vertical, et le lac en contrebas, d'où les sites évangéliques de Galilée se laissent tous embrasser d'un seul regard.