Le Néguev couvre plus de la moitié d'Israël, et Yerouham se tient bien à l'intérieur, dans ces hautes terres où le désert cesse d'être une marge pour devenir tout l'horizon. Autour de la ville, des plateaux pierreux sont entaillés d'oueds qui ne coulent qu'après l'orage ; la lumière passe dans la journée du blanc délavé à l'ocre profond, et les nuits sont d'une clarté saisissante. En lisière des habitations, un lac et son parc dessinent une bande inattendue d'eau et d'ombre, halte pour les oiseaux migrateurs et lieu de promenade pour les habitants. Tourné en 4K, avec des séquences aériennes qui révèlent la géométrie du désert, le film aborde Yerouham comme un sujet de paysage : la géologie du Néguev, le rythme d'une petite ville posée au milieu, et la beauté particulière d'un pays aride qui ne se livre que lentement.