Guápulo s'accroche au versant vert et raide qui dévale de Quito vers la vallée : assez près de la capitale pour lui appartenir, assez loin pour avoir gardé une allure de village. Son église et son couvent forment un ensemble colonial ramassé — clocher blanc détaché sur la pente, cloître, intérieur où retables dorés, toiles coloniales et sculptures polychromes s'ordonnent autour d'une chaire dont la sculpture passe pour l'un des plus beaux travaux de bois d'Équateur. Lieu de pèlerinage, le sanctuaire entretient une vie dévotionnelle continue, avec des processions et des fêtes qui emplissent les ruelles alentour. L'épisode conjugue le travail rapproché sur l'architecture et les oeuvres avec un fort sentiment de site : le ravin, les maisons étagées et la lumière qui change vite sur ce flanc de la vallée andine.