Lorsque Jérusalem cesse d'être accessible comme lieu de sépulture, Beit Shéarim devient le cimetière recherché des communautés juives de tout le bassin méditerranéen, et l'on y transporte des défunts venus de très loin. De longues galeries sont taillées dans le flanc de la colline, s'ouvrant sur des chambres bordées de sarcophages de pierre et de marbre, les uns nus, les autres sculptés de lions, d'aigles, de rinceaux de vigne et de menorahs. Les inscriptions, en trois langues, livrent noms, métiers et villes d'origine : un portrait social rare pour l'époque. Le site est lié à l'autorité qui réorganisa la loi et l'étude juives en Galilée après la perte du Temple. Inscrite au patrimoine mondial, la nécropole est filmée en 4K avec un éclairage adapté aux volumes souterrains.