Nazareth compte plus d'églises dédiées à l'Annonciation que toute autre ville, chacune rattachée à une tradition différente et proposant sa propre lecture de l'événement. L'église copte orthodoxe est l'une des plus discrètes. Son intérêt tient précisément à cette discrétion : un rite chrétien d'Orient présent en Terre sainte par des liens anciens avec l'Égypte, une iconographie fidèle aux conventions coptes de couleur et de geste, et une petite communauté résidente qui entretient sa liturgie dans une ville dont la vie chrétienne se partage entre de nombreuses confessions. Le film aborde l'édifice comme un portrait architectural et ethnographique plutôt que comme une fiche de dates : la préparation du sanctuaire, les chants, les vêtements liturgiques, les objets du culte, le rythme d'une paroisse à la fois locale et reliée à une Église bien plus vaste, centrée sur l'Égypte. Autour, Nazareth apparaît telle qu'elle est — ville dense et active, faite de marchés et de rues en pente — et le sanctuaire copte y trouve sa place, aux côtés des grandes basiliques qui dominent la silhouette de la ville.