Peu de monuments se découvrent comme le bassin des Arches. Un escalier descend depuis une cour modeste de Ramla vers une salle souterraine où des files d'arcs brisés jaillissent de piliers massifs et portent les voûtes au-dessus d'une eau immobile. Construit au début de la période islamique, quand Ramla était un grand centre administratif et commercial, le réservoir avait pour fonction de collecter et de conserver l'eau dont dépendait la ville — un ouvrage d'infrastructure conçu avec l'ambition d'ordinaire réservée à l'architecture religieuse. Des oreillons percés en voûte laissent tomber des puits de lumière sur la surface, et les reflets courent le long des arcs tandis que les visiteurs traversent la citerne à la rame. L'acoustique, la fraîcheur et l'absence quasi totale de bruit en font l'un des intérieurs les plus saisissants du pays. Pour un documentaire 4K, le lieu associe un récit d'ingénierie et une pure sensation visuelle : la géométrie répétée des arcs, la lumière mouvante sur la pierre, et la question plus vaste de la maîtrise de l'eau dans l'urbanisme islamique des débuts.