Aucun édifice ne dit plus clairement le paradoxe beyrouthin. Élevée dans le centre-ville reconstruit, la mosquée Mohammad Al-Amine adopte un vocabulaire ottoman monumental — vaste coupole bleue portée par une salle de prière carrée, demi-coupoles, quatre minarets élancés qui ont redessiné la silhouette de la capitale libanaise. À quelques mètres se dresse la cathédrale maronite Saint-Georges : le clocher et les minarets partagent le même cadre, voisinage que la photographie ne peut éviter et qui parle directement de la coexistence confessionnelle du pays. Le film explore l'immense intérieur — tapis, lustres, calligraphies, mihrab — et le mouvement ordonné des fidèles aux heures de prière. Il s'élargit ensuite à la place des Martyrs et à ce centre façonné par la guerre, les démolitions et la reconstruction. Portrait d'architecture autant que lecture du Beyrouth contemporain. 4K, vues aériennes comprises.
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