La dévotion mariale traverse le catholicisme philippin, et les églises consacrées à l'Immaculée Conception y tiennent une place singulière, élevées par Rome au rang de basilique mineure en reconnaissance de leur rayonnement religieux. Celle-ci déploie la grammaire familière des grandes églises de l'archipel : une façade large et ordonnée, un clocher qui la flanque, une nef ample conçue pour de nombreux fidèles, et un autel organisé autour de l'image qui attire des pèlerins bien au-delà de la paroisse. Autour d'elle, le rythme de l'année liturgique structure la vie de la ville et culmine dans les fêtes qui emplissent les rues de processions, de musique et de lumière. Le film observe l'édifice dans son environnement, attentif à la façon dont la pierre, le bois et la ferveur se transmettent ensemble, et à ce que représente une basilique dans un pays où l'église paroissiale reste le centre de la vie civique autant que spirituelle.