Dai Tong Lam n'appartient pas à la catégorie de la petite pagode de quartier. C'est un complexe monastique de grande dimension, un centre de formation du sud du Vietnam où des communautés de moines et de moniales étudient, se forment et se rassemblent pour les grandes cérémonies ; l'architecture est calibrée en conséquence : larges accès, cours immenses qui se remplissent les jours de fête et restent vides entre-temps, salles conçues pour accueillir des centaines de fidèles. L'élément le plus photographié reste la statuaire — longues files de figures debout disposées en plein air, alignées au sol de telle sorte que l'œil les lit comme un élément d'architecture plutôt que comme des sculptures isolées. Le film exploite directement cette géométrie, alternant vues aériennes du plan et observation au ras du sol : le balayage des cours, la préparation des offrandes, le déplacement des communautés en robe entre les bâtiments, le chant qui emplit la salle principale. Une entrée accessible dans la vie institutionnelle du bouddhisme vietnamien, au-delà du temple pittoresque isolé.