Aucun point de vue ne dit Jérusalem comme le mont des Oliviers. Depuis sa crête, la Vieille Ville se déploie au-delà de la vallée du Cédron : le dôme du Rocher, les remparts ottomans, les coupoles et les clochers des quartiers chrétiens. Le versant lui-même est un paysage de mémoire — l'un des plus anciens cimetières juifs encore en usage, dont les tombeaux blancs descendent la pente par rangs immenses ; les terrasses d'oliviers de Gethsémani ; et une succession d'églises, de couvents et de monastères élevés par les communautés latine, grecque, russe et arménienne, chacune marquant un épisode du récit évangélique. Les pèlerins montent et descendent cette crête depuis des siècles, et les chemins qui relient ses sanctuaires comptent parmi les plus parcourus de Terre sainte. Tourné en 4K aux heures où la pierre vire à l'or, le film lit le mont comme un seul lieu stratifié — funéraire, agricole, liturgique, politique — et raconte comment une colline d'oliviers est devenue l'un des horizons les plus photographiés au monde.